
Les dossiers secrets de l'Inquisition (vidéo)
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Galilée devant la Sainte Inquisition |
Si l'on s'en réfère à la du Petit Robert I (édition 1993), l'Inquisition est une "juridiction ecclésiastique d’exception instituée par le pape Grégoire IX pour la répression, dans toute la chrétienté, des crimes d’hérésie et d’apostasie, des faits de sorcellerie et de magie, active du XIIIe au XVIe siècle. (Saint-Office : Congrégation romaine instituée par le pape Paul III en 1542 pour diriger les inquisiteurs et juger souverainement les affaires d’hérésie)." On pourra ajouter à cela que, créée initialement pour lutter contre les hérétiques (cathares, vaudois et patarins), elle agit ensuite |
contre d’autres hérésies, la sorcellerie et, en Espagne - où elle se maintint bien longtemps -, contre les juifs et les musulmans convertis et relaps. Elle fut également utilisée souvent comme un instrument politique (par exemple, en France, par le roi Philippe le Bel contre les templiers).
À cause de son intransigeance et parfois de sa férocité, elle suscita l’opposition de la population mais aussi d'autorités religieuses dépossédées de leurs prérogatives.
La procédure inquisitoriale se basait sur des dénonciations secrètes, à la suite desquelles le suspect était amené à avouer, souvent après une mise à la question autorisée dès 1252. Les sentences étaient proclamée au cours d’un « sermon général », le fameux autodafé (acte de foi en portugais). Diverses peines pouvaient être prononcées (port de signes infamants, flagellation, prison, pèlerinages, confiscation des biens) ; ceux qui refusaient d’abjurer ou se rétractaient étaient condamnés au bûcher et remis à la justice séculière (le « bras séculier »).<o:p> </o:p>
Devenue la Congrégation du Saint-Office, l’Inquisition fut chargée de l’index dès 1917. Paul VI réforma cette congrégation et la renomma « Congrégation pour la doctrine de la foi » en 1965.<o:p> </o:p>
L'histoire a retenu les noms d'Inquisiteurs fameux : Guillaume Arnaud pour le Midi de la France, Bernard Gui, Torquemada en Espagne. (D’après Petit Robert, II, 1993).
On mentionnera également Nicolas Eymerich dont on vient de publier le manuel et qu'on retrouvera comme héros d'une série de romans (voir ci-dessous).
